Que va-t-il se passer pour les étudiants des Tanneurs ? Dans les autres facultés tourangelles et à l'IUT, les actions se résument à une journée blanche par semaine et à une participation active lors des manifestations. Avec le blocage qui perdure, les étudiants inscrits en Lettres, Langues, Arts et Sciences humaines voient les examens approcher sans connaître les modalités de passage et de validation.
Bien souvent, les plus forts partisans du blocage prônent la tenue des examens et la validation automatique du semestre. Mais cette requête est-elle acceptable ? Les étudiants qui ont travaillé toute l'année rejettent cette demande. Ils se verraient certes attribuer leur semestre, mais ils seraient ainsi mis sur un pied d'égalité avec les moins travailleurs et les plus fainéants. Le même cas serait observable si les enseignants décidaient de mettre 10 à tout le monde.
Si les partiels ne peuvent pas avoir lieu, la meilleure façon de régler la question des examens serait de se caler sur les résultats du premier semestre, afin de rendre justice à chaque étudiant et à ses compétences.
« La mobilisation ne nous laisse pas le temps d'aller à la BU (bibliothèque universitaire) et de travailler ! », s'exclament les étudiants « pro-blocage ». Mais n'étaient-ce pas eux qui soutenaient à leurs adversaires, le mois dernier encore, qu'il était possible d'étudier malgré le mouvement ?
