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Les assemblées générales des Tanneurs sont longues, beaucoup trop longues

18 mars 2009

Afin de se tenir au courant du mouvement qui englobe les universités tourangelles, ainsi que l'IUT, les étudiants, qu'ils soient très engagés, mobilisés ou sans avis, se rendent aux assemblées générales. Aujourd'hui avait lieu à 16h l'A.G. des Tanneurs, seul site véritablement bloqué, donc intéressant à suivre.

Seulement, la faculté a beau se prêter à l'intérêt, la réunion l'est beaucoup moins. Tout d'abord, elle est beaucoup trop longue ; elle dure trois heures. Ensuite, le président de l'assemblée n'a jamais occupé ce poste – le président change à chaque A.G. –, il manque donc d'entraînement pour parler, et surtout pour faire taire l'audience qui ne respecte pas le temps de parole qui lui est consacré.

Parlons justement de l'audience. C'est un bien grand mot pour désigner seulement les six personnes qui parlent – parfois pour ne rien dire. L'un fait tout le temps la comparaison entre le mouvement actuel et celui du CPE, un autre commence toujours ses phrases pas : « Moi, personnellement... ». Bref, plusieurs minutes s'écoulent et ne finissent sur aucune proposition concrète. Pourtant, n'est-ce pas là le rôle d'une assemblée générale ? Tout pourrait aller plus vite si tous ceux qui avaient une action à soumettre le faisaient clairement et sans long développement inutile, pour qu'ensuite leur offre soit votée. Tout serait beaucoup plus simple. Mais il n'en est rien. Par exemple, ce mercredi 18 mars, un étudiant de deuxième année de Lettres s'est levé pour proposer qu'il y ait du café et du thé à l'accueil, puis il a énoncé ses arguments pour soutenir sa proposition ; ce qui a duré plus de cinq minutes. Ne pourrait-il pas plutôt apporter le lendemain les boissons qu'il désire fournir à l'accueil, puisqu'après tout, il s'agit d'une initiative personnelle ?

Par conséquent, un gros problème de fonctionnement handicape les assemblées générales des Tanneurs. Qu'il s'agisse du bilan national, du bilan local, de la discussion du blocage – pourquoi en parler puisque les personnes contre ne sont pas présentes et il sera donc revoté – ..., rien ne semble avoir été préparé. Une minorité de personnes interviennent et s'éloignent toujours du sujet discuté.

Il aura donc fallu trois longues heures pour faire un bilan du mouvement, reconduire le blocage, nommer et mandater deux commissions – action et communication – et annoncer la journée capitale du 19 mars, où tous les étudiants sont appelés à venir en noir, pour porter le deuil de l'université. Trois longues heures qui ont ennuyé, voire fatigué, et qui se finissent sur la phrase « Je n'y retournerai pas. » émanant de ceux dont c'est la première A.G., et certainement la dernière.
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# Posté le mardi 24 mars 2009 13:42

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