15 novembre
Ce mois-ci, de nouvelles réformes - peu entendues à cause de l'élection de Barack Obama - ont été évoquées par le ministère de l'Education nationale. Tout d'abord, il est envisagé de placer l'histoire, les mathématiques et la biologie en option à partir de la première. Dans un premier temps, ce projet enlève une des spécificité de la culture française. Et dans un second temps, cela conduit à la diminution du nombre de professeurs dans le secondaire.
En plus de cette réduction, il est projeté de changer l'obtention du diplôme de professeur : au lieu de le passer après la troisième année de licence, il faudrait à présent un master, c'est-à-dire cinq ans d'études après le baccalauréat. A présent, les futurs professeurs disposent de trois ans études, puis d'un an de préparation au concours, pour terminer par un an de stage payé. Seulement, avec les nouvelles réformes, ce dernier serait supprimé - ce qui provoque un gain économique pour l'Etat - et le concours devrait avoir lieu au mois de janvier de la deuxième année après la licence. Ainsi, deux ans d'études sont rajoutés au cursus et doivent comprendre le master de recherche, la préparation au concours et le stage. Autrement dit, la fin des masters de recherche seule est annoncée car les étudiants devront combiner deux formations : de recherche et professionnalisante. Par conséquent, le mémoire qu'ils rendront sera beaucoup plus petit et moins riche en informations que les années précédentes.
De plus, le concours pour être professeur ne serait plus spécialisé en fonction de la discipline enseignée. Il deviendrait commun pour tous les futurs enseignants. Il serait composé de la connaissance des institutions et du programme du secondaire, qu'il faudrait rédiger en un cours destiné à deux classes différentes pour ensuite les comparer.
Seulement, comme le master et le concours se combineraient, quand est-il de ceux qui obtiendraient leur année d'étude et pas le concours, et vice versa ? Pour les étudiants détenant leur année, il leur serait impossible de la refaire pour tenter à nouveau le concours, puisqu'un diplôme ne peur s'obtenir deux fois. Quant à ceux dans le cas contraire, ils seraient considérés comme des vacataires et serviraient aux remplacements des professeurs, dont le nombre diminuerait selon plusieurs facteurs.
Ainsi, l'Etat ferait des économies, et ce fait s'accentuerait par l'obligation des universités de collaborer. Par exemple, les facultés d'Orléans et de Tours devraient s'entendre si l'une a peu d'étudiants en master et l'autre peu en licence. L'une deviendrait donc réservée aux étudiants en licence, et l'autre en master. Ainsi, des universités évolueraient en devenant spécialisées, cela entraînerait une diminution du nombre d'étudiants, surtout de ceux qui n'ont pas les moyens de partir loin de chez eux, et pour qui le loyer d'un logement en ville est beaucoup trop élevé.
D'ici le 31 décembre, donc dans un mois environ, les universités doivent rendre une maquette au gouvernement. A Tours, un délai plus long a été demandé. De plus, une question se pose : Va-t-on donner au gouvernement ce qu'il demande même si l'on est en désaccord ? A cette interrogation, le président de la faculté tourangelle a répondu qu'il rendra une maquette si une autre université en produit une. Et chaque établissement résonne ainsi, ayant peur d'être effacer. Les universités sont donc mise en concurrence et bien-sûr, aucune n'a envie de disparaître.
Aussi, jeudi 20 novembre, une manifestation a lieu à Tours pour protester contre ces nouvelles réformes, qui ne concernent pas uniquement le monde universitaire. Celui-ci est bien entendu intéressé, mais la société toute entière est touchée. Les réformes retiennent donc les étudiants, les professeurs, les chercheurs, les élèves, ainsi que les instituteurs (la suppression de la maternelle est évoquée).
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